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Etude : "Déclaration de Paris : encore de l’ingrédient pour assaisonner une foire des chats marchands au Mali ?

mardi 8 avril 2008

La FECONG vient de publier un rapport d’étude sur la mise en œuvre de la Déclaration de Paris au Mali. Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un rapport global d’Eurodad, réseau d’ONG européennes, qui s’est intéressé à sept cas pays (Nicaragua, Honduras, Cambodge, Niger, Mali, Mozambique, Sierra Leone) pour alimenter les discussions actuelles sur l’efficacité de l’aide publique au développement : "Turning the tables : aid and accountabiliy under the Paris framework" disponible sur :

http://www.eurodad.org/aid/report.aspx?id=124&item=02166

Le cas du Mali, produit par la FECONG, s’est focalisé sur deux axes majeurs de la déclaration de Paris : l’appropriation et la redevabilité.

Durant les recherches, il a été constaté que le pilier de la DP, l’appropriation, s’avérait largement fictive. D’une part, le gouvernement du Mali est apparu comme manquant de capacités pour négocier, planifier, coordonner et évaluer l’aide reçue. D’autre part, les partenaires techniques et financiers conditionnent leur aide à des voies de développement à emprunter qui ne correspondent pas aux attentes des citoyens mais aussi de l’administration.

La relation binaire (Etat/PTF) envisagée par la Déclaration de Paris exclue le parlement national et les organisations de la société civile pourtant impliquées dans l’utilisation de l’aide.

Ainsi, "le rendre compte" dans le cadre de la gestion de l’aide se trouve très limitée, ce qui creuse un peu plus le fossé entre les citoyens, acteurs du développement, et les décideurs.

Retrouvez le rapport de la FECONG en document joint.

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